12 février 2026
🌻 Bio dans les cantines : dans les faits, Créteil se classe à la 65 ème place sur 86 villes-préfectures. Monsieur Cathala, soignez le contenu de nos assiettes, ne cuisinez pas les chiffres s’il vous plaît.
Le bio est important pour notre santé
Les
enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables aux
pesticides, aux métaux lourds présents dans l'alimentation, notamment au
cadmium (substance toxique classée cancérogène certain qui s’accumule dans les
reins et l’organisme au fil du temps). Le bio permet de diminuer ce
risque. Les produits d’autres labels ne présentent pas les mêmes garanties
et leur production n'exclut pas les pesticides.
La
qualification du bio est simple et claire : il s’agit de produits labellisés
provenant de producteurs respectant un cahier des charges garantissant la
qualité des produits. La labellisation bio est assortie de contrôles.
La
loi EGALIM fixe depuis 2022 un objectif de 20% de produits bio dans les
cantines (en valeur). Elle a également défini un objectif de 50% de produits
dits durables et de qualité, périmètre et concept beaucoup plus flou, qui
ajoute au bio des produits labellisés qui relèvent bien plus du déclaratif.
20%
de bio : une performance médiocre de Créteil et de Grand Paris Sud Est à
venir
Créteil,
dans le rapport Développement Durable 2024, dernière année connue, indique 20%
de produits bio dans les cantines pour les écoles et les repas à domicile des
seniors. Et pour le périmètre « durable et de qualité » le chiffre est de 55,6%
(Vivre ensemble, février).
La
performance sur le bio est donc au minimum légal sur le territoire Grand Paris
Sud Est Avenir qui gère la restauration collective. En comparaison, des villes
comme Grenoble et Bordeaux sont à plus de 60%.
Pour
le palmarès des cantines bio de l’association « Agir pour l’environnement »,
Créteil n’a pas repris le chiffre correct de 20% mais celui de 55,6% !
Dans le dernier numéro du journal municipal, Vivre ensemble (février), Créteil se vante de se classer « 5eme au palmarès des cantines bio », alors que le vrai chiffre lui ferait perdre 60 places… Des pratiques pas très glorieuses …
Ce que nous préconisons
→
Un nouvel objectif au niveau GPSEA : augmentation de la part du bio dans la
restauration collective, au moins 50% dans 5 ans
→
Adopter progressivement de nouvelles filières alimentaires bio (notamment sur
des terres cultivables du territoire)
→
Identifier les adaptations requises dans les deux cuisines centrales
(Alfortville, Bonneuil)
→
Offrir des paniers de légumes bio gratuits aux femmes enceintes et aux jeunes
parents pour les protéger des effets des pollutions
Pour notre santé et notre environnement, faisons progresser ensemble nos politiques en toute transparence et avec des chiffres corrects !
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